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Le mariage en Egypte : Internet ou El Kahtba

El khatba, ou la Fiançailleuse, jouait autrefois un rôle très important dans la société égyptienne. El Khatba était payée pour la mission noble qu’elle accomplissait. Cette femme connaissait les familles de près, avait le droit de rentrer dans les maisons, et de parler de sujets indiscrets.
A cette époque, les femmes étaient encore enfermées derrière les moucharabiehs et le contact direct entre les hommes et les femmes étaient inexistant. Les familles faisaient systématiquement appel à ses services pour trouver des futurs maris à leurs filles. Elle s’armait de ses connaissances familiales et de piles de photos qu’elle portait sur elle en permanence.
Elle commence son travail quand une famille fait appel à ses services. Après avoir écouté les besoins de cette famille, elle commence à présenter les photos des candidats potentiels, et à leur parler de leurs familles respectives. Dès que le choix est fait, un aller-retour entre les intéressés s’ensuit. Après avoir fait la navette entre les deux familles, elle reçoit généralement une acceptation de part et d’autre. Là, elle commence la deuxième étape de son travail qui consiste à mettre en contact les familles en question. Le rôle de la Fiançailleuse s’arrête là, et elle reçoit sa rémunération.

Détermination et transparence
Les familles concernées prennent le relais, et entament des négociations directes interfamiliales sur les préparatifs, les procédures et les festivités du mariage. Si en cours de route un blocage s’installe, les familles mettent fin à la première tentative et tentent une nouvelle recherche, toujours par le truchement d’El Khatba.
Les familles étaient déterminées, transparentes et honnêtes. Trouver un partenaire "moyennement" sur mesure, désireux de fonder une famille, et, capable de subvenir aux besoins de leurs filles, ou bien une mariée convenable et capable de rendre leur fils heureux, était le but principal et unique des négociations. Le soutien parental chapeautait le tout, et les compromis raisonnables entre les familles pouvaient facilement se mettre en place. Tout cela était faisable, et possible du fait de la prospérité économique relative qui régnait à l’époque.
Névine ESMAT. (www.lepetitjournal.com – Le Caire – Alexandrie) mardi 1er juillet 2008


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