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Revue de presse en provenance de l'Égypte.
 

Hosni Moubarak : Le procès
 Renversé le 11 février 2011 après 29 ans de pouvoir, l´ancien président égyptien Hosni Moubarak, est arrivé tôt mercredi au Caire où son procès doit se tenir ce matin.
 
Hosni Moubarak, âgé de 83 ans, est notamment poursuivi pour homicides avec préméditation dans le cadre de la répression du mouvement de contestation de janvier-février qui a provoqué sa démission et a fait 840 morts selon un bilan officiel. S´il est reconnu coupable, Hosni Moubarak est passible de la peine de mort.
 
D´après un média officiel, l´ancien président egyptien a quitté Charm el Cheikh ou il etait hospitalisé depuis le mois d´avril afin de prendre un avion à destination base militaire du Caire, d´ou il a ensuite été transféré jusqu´au tribunal en hélicoptère.
 
Le procès se tiend dans l´enceinte de l´école de police dans la banlieue du Caire et est retransmis sur un écran installé à l´extérieur du bâtiment.
 
Sur la place Tahrir, emblème de la "révolution du Nil", la sécurité a été renforcée. Des policiers anti-émeutes et des soldats ont été déployés et des dizaines de camions de police sont garés à proximité.
 Dès le debut du procès, Hosni Moubarak refute les accusations à son encontre : 
«Je rejette entièrement toutes ces accusations», a déclaré ce mercredi l´ancien chef d´Etat alité sur une civière dans la cage des accusés à l´école de police du Caire au premier jour de son procès pour meurtre, corruption et dilapidation de fonds publics. Le juge Ahmed Refaat a demandé le calme absolu pendant toute la durée de cette audience très attendue.
 
Le procureur avait auparavant estimé que l´ancien «raïs» avait «eu l´intention de tuer de nombreux manifestants dans plusieurs gouvernorats qui protestaient pacifiquement contre la détérioration de leurs conditions de vie». Il a accusé Moubarak d´avoir autorisé l´ancien ministre de l´Intérieur, Habib al Adli, de tirer à balles réelles sur les manifestants.
L´ancien ministre de l´Intérieur, Habib al Adli, est également appelé à comparaître ce mercredi pour les mêmes charges, ainsi que les deux fils du «raïs», Alaa et Gamal, jugés pour corruption, mais qui ont rejeté, comme leur père, les accusations.
Les avocats d´Hosni Moubarak et d´Habib al Adli ont demandé à entendre comme témoin le chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, parmi plus de 1.600 personnes qu´ils veulent faire comparaître à la barre, dont le gouverneur et l´ex-gouverneur de la région du Sud-Sinaï.
14h: Le procès est ajourné jusqu´au 15 août.

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